VÉNUS ANATOMIQUE

Avec Vénus Anatomique, Sarah Baltzinger signe une nouvelle pièce qui plonge cinq femmes dans un univers horrifique et absurde, entre étude anatomique et fiction féministe. L’artiste invite le spectateur à entrer dans un univers muséal qui dévoile une collection de Vénus Anatomiques en cours de préparation, quasi identiques et « presque humaines ». En travaillant sur l’idée de pantins qui n’existent que dans le regard du spectateur et qui ont pour seule missions une fonction macabre, anatomique et sexualisée, Sarah Baltzinger désire pousser à outrance la notion d’uniformisation.

C’EST QUOI UNE VÉNUS ANATOMIQUE ?

VÉNUS ANATOMIQUE s’articule entre figure macabre et pulsion de vie. Cette nouvelle création de Sarah Baltzinger fait référence aux fascinantes reproductions du céroplaste Clemente Susini, créées à la fin du XVIIIème siècle, destinées à enseigner l’anatomie féminine aux étudiants en médecine, et régulièrement dévoilés au grand public – pour aborder la question de confiscation du corps féminin. L’artiste poursuit ici son questionnement autour d’une problématique qui articule tout son travail « QUE PEUT-ON FAIRE AVEC UN CORPS À SA DISPOSITION ? ». Elle y développe ainsi son travail d’écriture autour du geste marionnettique et mécanique et vient révéler, dans cet opus, des identités féminines qui s’éprouvent avec absurdité.

VÉNUS ANATOMIQUE déploie tout un imaginaire qui s’empare des corps pour mieux les saisir, en empruntant aux particularités étranges, érotiques et morbides de ces corps artificiels, creux et ouverts. C’est la friction entre la distorsion du geste et ce qui surgit de l’immobilité qui dirige toute la recherche chorégraphique de ce nouveau projet.

https://vimeo.com/889036800?share=copy

Vénus anatomique fait exposition d’une collection de modèles féminins qui s’éveillent et basculent soudainement dans un état de survie. La pièce révèle des identités morcelées et grotesques, des êtres scindés en deux – entre nature humaine et objet de représentation – en proie au désir de se gouverner soi-même. À travers ce projet, Sarah Baltzinger s’intéresse au dérèglement du monde face au simulacre de l’image et tourne la féminité en mascarade dans un univers où performent inlassablement des corps à l’épreuve.

PROCESSUS DE CRÉATION

« Pour ce projet, j’ai eu le désir de collaborer avec les artistes plasticiennes Manuela Benaim et Manon Terranova afin de mettre en scène un univers à la fois muséal et dépouillé et qui offre à voir bouts de peaux hyper réalistes et lambeaux de cheveux disproportionnés. J’ai été également accompagnée d’Isaiah Wilson et Amandine Truffy pour aborder toutes les questions autour de la mise en scène de ce projet, de comment ce que l’on voulait travailler pouvait se raconter au public, dans notre pacte avec le spectateur. Je désirais travailler sur l’idée d’une fabrique à Vénus, d’une fabrique à femme, sur la matière même de ce qui fait nos corps; les cheveux, la peau, la chair, ce qui nous genre en tant que femme dans notre nudité, nos enveloppes orientées par les standards et identités normatives. Montrer la nudité comme un vêtement, comme une armure, comme quelque chose que l’on pose sur nous pour identifier le poids des injonctions, le questionner dans sa forme la plus pure : notre rapport à notre enveloppe de chair. Il s’agissait pour moi de rendre palpable, concrète cette idée de se sentir dépossédé de son propre corps, puissamment et profondément, comme dans un détachement de sa propre chair – comme si plus rien ne nous appartenait car tout ce corps n’est qu’un territoire d’exposition.

Je souhaitais mettre en exergue la notion de modèles génériques qui prolifèrent depuis des générations. Nous avons avons voulu posé un regard différent sur l’objet des Vénus anatomiques, en proposer notre lecture, notre réinterprétation. Nous avons travaillé sur un enjeu qui était celui d’Ouvrir vénus (Ouvrir Vénus, Georges Didi Huberman), sur la fonctionnalité de ces corps artificiels, eux-mêmes inspirés de la Vénus de Botticelli. Mon désir était, à travers VÉNUS ANATOMIQUE, de travailler sur corps en écho à la notion de distorsion – de façon à la fois grotesque, absurde, cru, parfois même cynique – pour faire écho à la cruauté déjà contenue dans nos mondes modernes autour des représentations du corps féminins. »

Sarah Baltzinger

DISTRIBUTION

 Concept, direction artistique, création et chorégraphie : Sarah Baltzinger

Co-création et assistanat à la chorégraphie : Isaiah Wilson

Co-création et performance : Chiara Corbetta, Oceane Robin, Marie Levenez, Clara Lou Munié and Shynna Kalis 

Composition musicale : Guillaume Jullien 

Dramaturgie : Amandine Truffy, Isaiah Wilson et Sarah Baltzinger

Recherche documentaire : Alexandra Joly et Sarah Baltzinger

Assistant et répétiteur : Brian CA 

Scénographie : Manon Terranova 

Création lumière et régie plateau : Thibault Dubourg

Sculptures : Manuela Benaim

Production et administration : Théo Berger

Distribution internationale : Vicenç Mayans – Palosanto Project

Attaché de presse : Godefroy Gordet

Design graphique et community management : Steez

Crédits photographiques : Brian Ca et Steez

Vidéos et montage : Isaiah Wilson, Steez et Foqus

Stagiaire : Ema Bertaud

SARAH BALTZINGER, lauréate de la bourse Annonay 2023 – Plus d’infos par ici !

Extraits presse (jury de selection Bourse Chorégraphique à Annonay) : 
«  Le jury a reconnu que Sarah Baltzinger fait preuve d’une écriture et d’une esthétique pointues, conduisant des recherches très riches questionnant les normes de nos sociétés. Elle abordera avec ce projet un thème toujours urgent, le rapport au corps féminin et l’image projetée des femmes.
Le jury voit en Sarah Baltzinger une chorégraphe montante au Luxembourg et en Europe, gagnant en qualité de travail et en visibilité depuis quelques années notamment depuis sa présentation au Talent Lab en 2020. La résidence qui lui sera offerte à Annonay, suivie d’une première au Grand Théâtre, marquera une nouvelle étape à un moment clé du développement dans sa carrière. » 

CO-PRODUCTEURS

Grand Théâtre de Luxembourg, Les Théâtres de la Ville de Luxembourg, L’Arsenal, Cité Musicale-Metz, Festival Faits D’Hiver, Paris, TROIS C-L, Centre de Création Chorégraphique Luxembourgeois

SOUTIENS

La Compagnie La Baraka, La Chapelle Chorégraphique d’Annonay, Le Théâtre des Cordeliers, Annonay, Ministère de la Culture du Luxembourg, Centre National de la Danse de Lyon (CND), Caisse des Dépôts et Consignations, SPEDIDAM, ADAMI, Centre Culturel Opderschelmetz, Dudelange, Kultur LX, Luxembourg, DRAC Grand Est, Région Grand Est, Ville de Metz, Département de la Moselle, Fondation Indépendance

LA FORÊT

LA FORÊT

OU L’IMAGINAIRE DU RÉSEAU

Un nouveau paradigme domine l’imaginaire contemporain; celui du Réseau, érigé en divinité séculière qui prend de nombreuses incarnations dans notre monde moderne. Tout devient réseau : la planète, le territoire, les institutions, l’entreprise, l’internet, l’Etat, ou encore l’identité des individus. Le réseau est un repère comme jadis le fut l’Arbre : il s’opposerait à la pyramide et à la hiérarchie. Et pourtant son imaginaire est ambivalent : tantôt il offre communauté et fluidité, tantôt surveillance et contrôle. » Pierre Musso

_ 2025 (création)

LA FORÊT tisse avec curiosité la trajectoire de corps dont le mouvement est contraint par la matière. Dans cette prochaine création, Sarah Baltzinger s’intéresse de près à ce qui nous lie, nous retient, nous entrave, nous écartèle, nous tord et nous distord. À travers différents procédés et motifs chorégraphiques, la chorégraphe pose ici la question de “comment” s’émanciper de ce qui nous exploite. En dévoilant une constellation de corps reliés par un monstre à multiples pattes, LA FORÊT s’empare de l’imaginaire du réseau et de tout ce que cela convoque; inter-dépendance, inter-connexion, relai, élasticité, rhizome, etc. Cette création pour trois danseurs illustre avec bestialité les mouvements impalpables que l’on fait les uns vers les autres et les multiples torsions que l’on est amenés à faire en tant qu’humains, de façon viscérale et organique pour exister.


RÉSIDENCE D’EXPÉRIMENTATION

Centre National de la Danse, Pantin

05.09.2022 – 16.09.2022

28.11.2022 – 02.12.2022

SORTIE DE RÉSIDENCE

Date :
1ER DÉCEMBRE 2022

Horaire :
17:00


SÉRENDIPITÉ

LA FORÊT est née d’une expérimentation chorégraphique menée en juillet 2021 dans le cadre des RDV Culturels de l’Été à Metz.

Ce premier laboratoire mené par Sarah Baltzinger en solo marque le point de départ d’une expérimentation sur le décloisonnement de la danse et son frottement à d’autres disciplines. Tel un heureux hasard, cette amorce spontané donne naissance à une recherche plus conséquente.

En septembre 2022, Sarah Baltzinger est sélectionnée par le Centre National de la Danse, Pantin dans le cadre des RÉSIDENCES LONGUES de recherche afin de poursuivre ses explorations autour de ce projet. Elle y mène un travail de recherche sur les corps en relation à la matière et précise son vocabulaire autour de la matière et des corps entravés.

Cette recherche donne naissance à une future création nommée LA FORÊT.

Pour ce prochain travail chorégraphique, Sarah Baltzinger s’intéresse de près à ce qui nous entrave, nous écartèle, nous tord et nous distord à travers différents procédés, motifs chorégraphiques et pose ici la question de “comment” s’émanciper de ce qui nous exploite.

Différentes méthodes de Vannerie et de Shibari sont utilisées telles que le tissé, le cordé, le tressé, le noué pour permettre à cette installation mouvante de prendre corps au plateau et interroger les multiples torsions que nous sommes amenés à faire en tant qu’humains.

Aussi, certaines méthodes de cirque telles que la capilotraction sont employées (et interprétées par la danseuse et ancienne gymnaste Annabelle Ledrich). Il s’agit, par l’utilisation de ces techniques, de développer, renforcer et déployer tout le travail sur la matière corporelle autour de l’écartèlement et la désarticulation convoqué dans le travail chorégraphique de Sarah Baltzinger.


DISTRIBUTION

Concept, création et chorégraphie : Sarah Baltzinger

Création et performance : Lisa Langlois, Loïc Faquet, Annabelle Ledrich

Composition musicale : Guillaume Jullien

Dramaturgie : Amandine Truffy

Création lumières et régie plateau : Thibault Dubourg

Regard extérieur : Isaiah Wilson

PARTENAIRES

Centre National de la Danse, Pantin + Kultur LX + Ministère de la Culture du Luxembourg + Gouvernement du Grand Duché + Dance From Luxembourg + Département de la Moselle + Ville de Metz

PLUS D’INFOS SUR LA PRODUCTION ?

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« J’imagine un monde fantasmagorique, qui puise son inspiration dans la mythologie et dans nos entrailles. Je suis fascinée par les viscères, les boyaux, par l’intestin; ce lieu-dit du corps si nécessaire. Cet espace qui régule notre système digestif, qui permet le fonctionnement de tout notre écosystème corporel. C’est probablement parce qu’il se détraque si souvent chez moi que je le trouve si important. Je visualise mes viscères, je comprends que ces boyaux, longs, tordus, vivants sont le centre de mon corps et de son fonctionnement complexe et curieux. J’ai la sensation que cet intestin est la clef de voûte de ma santé, de mon bien-être, de ma vitalité.

Pour LA FORÊT, j’imagine les interprètes évoluer dans un espace perdu, comme si on avait scruté au microscope le monde caché et humide d’un intestin, d’un ventre dans son intimité. Il y a quelque chose de fantasmagorique et d’irréel dans cet univers fait de cordes et de liens, de bouts qui dépassent, de cordes qui traînent et de corps qui tentent d’exister, d’avancer, de s’échapper de cette matière imposante, curieuse et emprisonnante tel un monstre gluant qui les entrave. »

SARAH BALTZINGER
https://vimeo.com/757107475/f08dda401a

LES PREMIÈRES EXPÉRIMENTATIONS

(2021)

https://vimeo.com/672535346
https://vimeo.com/572746164/1efc1433e0

UNCONSTRAINED BODY

© Bohumil Kostohryz

Performance autour de l’espace contraint réalisée le 3 février 2021 dans le cadre du projet « 1+1 » initié par le Trois C-L, Centre de Création Chorégraphique Luxembourgeois.

Plus d’informations à venir.

MARINA

PERFORMANCE

Durée : 5’00

Invités par le Collectif Bouches À Oreille à créer une performance courte de 5’00 sur la thématique de leurs choix à l’intérieur de leurs fanzines, les artistes ont décidé de travailler sur le témoignage d’une certaine Marina disant :

 » J’ai été cherché loin pour trouver l’amour mais il était juste en face de chez moi. Le voisin d’en face, il faisait l’affaire ».

Projet « Carte blanche » partagée entre plusieurs compagnies de la Ville de Metz, MARINA sera jouée le 4 juillet 2021 à La Bam, Cité Musicale-Metz.

DISTRIBUTION

Concept et chorégraphie : Sarah Baltzinger

Création musicale et performance : Guillaume Jullien

Création et interprétation : William Cardoso/Alexandre Lipaux et Sarah Baltzinger

partenaire

Une commande du Collectif « Bouche À Oreille ».